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Samedi 5 mai 2007

Lorsqu'il s'est éteint bleu de mer,

Brel prit soin d'appeler au silence,

tel un maître à sa classe dissipée.

Ce fut fait dans le souffle qui suivit.

A moins que...

A moins qu'il ne réfléchissait

à quelques erreurs,

un doigt sur la bouche.

G.Lavoisier (4/05/07)

 

Par G.L - Publié dans : Poèsie
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Mercredi 25 avril 2007

Le Samedi 12 mai-stop-l'Atelier Théâtral de l'Authentique-stop- participera à une Rando'Théâtre à Salesches-stop-

Circuit pédestre, dérente, humour gloire et....potée en fin d'après-midi. Auteurs du meddley, le Réseau Velum, le Réseau Avesn'Scènes de la Ligue de l'Enseignement.

Entre deux consultations électorales, rien de mieux qu'une randonnée théâtrale! Croyez-moi, les urnes n'en reviendront pas!

Départ du circuit 14h30 Place Roger Salengro-SALESCHES-

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : On parle de l'Atelier Théâtral...............
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Mercredi 28 février 2007

Tirésias eut beau signifier au roi, qu'en lui habitait un monstre, il se fit rabrouer vertement. Plus aveugle qu'Oedipe on ne peut pas. Le destin existe t-il? Le Coryphée délivrera aux temps à venir, cette leçon implacable:

"Gardons-nous d'appeler jamais un homme heureux, avant qu'il ait franchi le terme de sa vie sans avoir subi un chagrin."

Tirésias:"Je pars mais je dirai d'abord ce pourquoi je suis venu. Ton visage ne m'effraie pas, ce n'est pas toi qui peut me perdre. Je te le dis en face: l'homme que tu cherches depuis quelque temps avec toutes ces menaces, ces proclamations sur Laïos assassiné, cet homme est ici même. On le croit un étranger, un étranger fixé dans le pays: il se révèlera un Thébain authentique-et ce n'est pas cette aventure qui lui procurera grande joie. Il voyait: de ce jour il sera aveugle; il était riche: il mendiera et tâtant sa route devant lui avec son bâton, il prendra le chemin de la terre étrangère. Et du même coup, il se révèlera père et frère à la fois des fils qui l'entouraient, époux et fils ensemble de la femme dont il est né, rival incestueux aussi bien qu'assassin de son propre père. Rentre à présent, médite mes oracles, et si tu t'assures que j'ai menti, je veux bien alors que tu dises que j'ignore tout de l'art des devins."

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : J'y pense et puis j'oublie.....
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Lundi 12 février 2007

L'évènement valait la peine qu'on s'y attarde: le Forum des Associations avesnoises qui s'est tenu le dimanche 11 février 07, a entre autres activités locales variées, réunit trois troupes théâtrales en amateur! Serait-ce le signe d'un renouveau artistique et culturel avesnois? Nous sommes un certain nombre de bénévoles locaux à le penser, une preuve de plus qu'il ne faut désespérer de rien et que tout arrive à qui sait attendre! "I have a dream" a dit un jour Martin Luther King. Osons faire nôtre ce message universel: le théâtre n'est-il pas une puissante nourriture de l'esprit puis un parfait exutoire salvateur de l'âme? A l'instar de la musique et de Patrice Nimal affirmant que son art est un mode de vie, le théâtre c'est cela aussi, une vision du monde. Des visiteurs il y eut des questions sur notre parcours, des précisions demandées sur notre pratique, d'agréables étonnements sur cette nouvelle donne avesnoise, les pratiques vers la scène.

Par G.L - Publié dans : La vie multiple
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Dimanche 28 janvier 2007

Certains d'entre nous ont été marqués, je dirais plutôt subjugués, par la fantastique performance d'Isabelle Huppert il y a quelques années dans la Cour du Palais des Papes, interprétant Médée d'Euripide.

 

 

 

 

 

 

Certes vu à la T.V mais tout de même! Médée ou la perdante face aux hommes persécuteurs.

Quelqu'un d'entre nous s'y frotte actuellement et fait vibrer d'effroi nos âmes en miettes. J'apporte ici ma contribution à cet intérêt que nous éprouvons pour la tragédie antique ou classique plus près de nous, par un ajout concernant  l'écrivain de l'ex-allemagne de l'Est Christa Wolf, dans un travail de réécriture en 1997, de Médée. Un ajout pour qui voudrait approfondir et poursuivre la réflexion sur ce thème si contemporain.

"Beaucoup de lecteurs de Médée, des critiques aussi, ont trouvé qu'avec ce livre il fallait enregistrer une disparition de l'utopie. Ils justifient leur opinion par la malédiction que lance Médée, à la fin, contre ceux qui l'ont humiliée, et par sa résignation à la solitude, à l'absence d'un monde où elle pourrait avoir sa place. Mais pour moi cette réaction de Médée représente toujours une victoire de l'humain. Médée n'apparait pas, dans l'imprécation finale que je lui prête, comme un personnage cynique. A mes yeux, c'est le cynisme qui serait la perte complète de l'utopie. Alors on ne croit plus à rien, plus rien n'a de sens, même pas celui de rester humain, de se comporter humainement. Aussi longtemps qu'on se considère appartenant à l'humanité, et qu'on agit en être humain, on ne renonce pas à l'utopie. Du moins, à condition d'entendre le mot en dehors de toute idéologie. L'espérience a montré que les utopies disposent d'un pouvoir de séduction et qu'elles ont effectivement séduit.

 

 

Laissons de côté le III° Reich. La société imaginée par les nazis n'était, dés le début,qu'une perversion de l'utopie, pas une utopie à proprement parler, dans le sens où l'imagination est appelée à jouer un rôle émancipateur dans l'avenir de l'humanité. Mais nous autres en RDA, mla génération, nous avons été marqués psychiquement par l'utopie d'une société socialiste, avec l'espoir que nous connaîtrions de notre vivant. Il est étonnant de voir combien d'années il nous a fallu pour renoncer à la vision de cette utopie, bien qu'elle ait duré peu de temps et comme elle continue d'exercer une influence. Au fond, par rapport à l'utopie, les individus sont toujours confrontés à une désillusion. C'est je crois, ce que mes livres laissent entendre, qu'ils traitent du romantisme ou s'appuient sur des élèments mythologiques. Médée est une variante sur l'histoire des perdants. L'histoire est toujours écrite par les vainqueurs et l'image du personnage de Médée qui en a résulté est celle d'une criminelle, la Barbare venue d'Orient tuant ses propres enfants pour se venger d'être trompée par jason.

A travers la tragédie d'Euripide, qui a été l'inventeur de la mère enfanticide, cette vision s''est imposée à la conscience occidentale. Mes première notes à ce propos datent de 1991, presqu'aussitôt après la disparition de la RDA, a beau milieu des polémiques dont j'étais l'objet. On a dit que je procédais à l'acquittement de Médée. Je regrette simplement l'affabulation d'Euripide et je donne l'occasion à Médée de s'affirmer en tant que femme, de révéler comment elle a été victime des besoins et des valeurs des hommes. C'est la notion d'échec que je mets en cause. Est-ce qu'on échoue parce qu'on meurt? Cette classification sous les rubriques de succés et d'échec domine notre vie sociale, et je pense qu'il faut s'y opposer.  Les gens qui s'apitoient sans raison sur leur sort, je ne pleure pas avec eux. Mais ceux qui ont réellement perdu quelque chose et qui essaient de s'en sortir m'intéressent énormément. Dans la crise qu'ils vivent, je pense qu'existent humainement, les possibilités d'un matériau littéraire."

Médée de Christa Wolf Ed Fayard 1997 ou Réed Stock

Par G.L - Publié dans : www.nosplanches
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Vendredi 12 janvier 2007

Le haiku est sublime comme peut être sublim e le mystère. Il vit entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle-selon la règle il ne doit pas être plus long qu'une respiration- le poème coîncide tout à coup avec notre exacte intimité et provoque le plus subtil des séismes. Déroutant, il nous sort de notre pli et nous rappelle à chaque instant que la création a lieu. On peut dire qu'il est une salve contre l'habitude, ravissement soudain dans l'imprévisible. Il pince le coeur avec légèreté.

 Il révèle l'immuable, l'éternité qui nous déborde, le fugitif qui nous traverse.

 

Devant l'éclair

sublime est celui

qui ne sait rien.

Sur le front des falaises

les aules reverdis

dessinent des sourcils.

"Les lattrines sont par là"

dit le cheval

dans le froid de la nuit.

Ouvrant un tiroir

je touche

le coeur d'une mouette.

Du morse dans la nuit-

le vent

envoie un SOS.

La spirale de sa coquille

peu à peu s"accélère

l'escargot.

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : Poèsie
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Mardi 9 janvier 2007

 

Le Réseau Avesn'Scènes s'honore de la reconnaissance du Conseil Général du Nord pour l'action socioculturelle du Théâtre en Amateur. Poussez les portes du théâtre, un monde différent s'ouvre sous vos yeux!

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : On parle de l'Atelier Théâtral...............
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Lundi 8 janvier 2007

"Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté, pour la première fois,
un coup d'oeil intelligent sur soi-même."

Marguerite Yourcenar  son profil littéraire, son parcours de femme de lettres sur WIKIPEDIA

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : J'y pense et puis j'oublie.....
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Dimanche 7 janvier 2007

DU COTE DU THEATRE ANTIQUE GREC!

La Tragédie Grecque entretient un rapport privilégié avec la notion d'ubris, la démesure, et celle-ci prend un triple aspect chez le personnage d'Oedipe:

La démesure, c'est d'abord l'Orgueil,

C'est aussi la Colère, qui apparaît comme une caractéristique constante 

C'est enfin le Crime qui constitue l'essence du personnage

 

 

"Les actes humains viennent s'articuler avec les puissances divines, où ils prennent leur sens véritable, ignoré de l'agent, en s'intégrant dans un ordre qui dépasse l'homme et lui échappe. "  Vernant Mythe et Tragédie

 LE DESTIN

Le destin est d'abord objectivé par des discours.

Mais le destin a une autre face : il est aussi un accomplissement.

LE TEMPS

Le temps est celui d'un présent illusoire : tout a déjà eu lieu, et tout est déjà dit.

Dans la mythologie grecque, Œdipe était le fils de Laïos et Jocaste. Pour échapper à la prédiction d'Apollon, qui prétendait qu'il serait tué par son propre fils, Laïos ordonna à un serviteur d'abandonner l'enfant sur le Mont Cithéron, avec ses deux pieds cloués. Mais au lieu de cela, le serviteur le confia à un berger, qui plus tard le donna à Polybe, roi de Corinthe, et à sa femme Mérope qui n'avaient pas de descendance. Ils l'appelèrent Œdipe - Oidipos signifiant pieds enflés - et l'élevèrent comme leur fils.

 

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : J'y pense et puis j'oublie.....
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Lundi 1 janvier 2007

 

Dans le givre du matin

les chats

avancent lentement.

                                            Jack Kérouac

 

 

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : Poèsie
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