D'aucuns ont pu penser ce qu'il pouvait bien nous arriver en ce début d'automne frais et grisonnant. Avec les tempes tout s'en va! Non, à dire vrai, nous avons voulu rompre un temps avec ce qui fut jusqu'alors notre caractéristique essentielle, l'humour. Pas la guerre! Voyage vers la tragédie, antique ou plus proche de nous. Pour ça, le changement est important voire radical, mais nous savons en même temps que la démarche d'aujourd'hui contribue, un peu plus à compléter notre bagage artistique. Que flirter avec d'autres rives théâtrales, n'a rien d'indécent, de seulement dérangeant. Un soupçon décalé. Alors nous nous sommes "plongés" dans Sophocle, Aristophane un des clowns de la bande, Racine et autres Euripide, Eschyle ou encore Pierre Corneille. Le gratin dans le genre. Et nous ne sommes pas au bout de nos peines, n'est-ce pas Odile? Quelques uns ont entamé cette marche héroïque, d'autres vont leur emboïté le pas la semaine prochaine. A première vue, l'exercice s'avère fatiguant. Se lâcher dans un état et, cerise sur le gâteau, oublier l'alexandrin, l'hémistiche, oublier l'ennui, enterrer l'aspect récitatif, chiant pour tout dire. Octoyer à une forme solennelle, qui en impose, une nouvelle vie, une nouvelle victoire! Un défi, voici le nouvel "Alpe d'Huez" de l'Atelier. Mais attention, ici pas de dopage. Lacets après lacets, si la route est longue, le chemin qui va droit au coeur peut être court, les larmes tirées, les rires décochés.
Considérant l'image, il ne s'embêtait pas, Dionysos!
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
La fin du spectacle sera assurée par L'Atelier-Jeunes de L'Authentique