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Mercredi 4 octobre 2006

D'aucuns ont pu penser ce qu'il pouvait bien nous arriver en ce début d'automne frais et grisonnant. Avec les tempes tout s'en va! Non, à dire vrai, nous avons voulu rompre un temps avec ce qui fut jusqu'alors notre caractéristique essentielle, l'humour. Pas la guerre! Voyage vers la tragédie, antique ou plus proche de nous. Pour ça, le changement est important voire radical, mais nous savons en même temps que la démarche d'aujourd'hui contribue, un peu plus à compléter notre bagage artistique. Que flirter avec d'autres rives théâtrales, n'a rien d'indécent, de seulement dérangeant. Un soupçon décalé. Alors nous nous sommes "plongés" dans Sophocle, Aristophane un des clowns de la bande, Racine et autres Euripide, Eschyle ou encore Pierre Corneille. Le gratin dans le genre. Et nous ne sommes pas au bout de nos peines, n'est-ce pas Odile? Quelques uns ont entamé cette marche héroïque, d'autres vont leur emboïté le pas la semaine prochaine. A première vue, l'exercice s'avère fatiguant. Se lâcher dans un état et, cerise sur le gâteau, oublier l'alexandrin, l'hémistiche, oublier l'ennui, enterrer l'aspect récitatif, chiant pour tout dire. Octoyer à une forme solennelle, qui en impose, une nouvelle vie, une nouvelle victoire! Un défi, voici le nouvel "Alpe d'Huez" de l'Atelier. Mais attention, ici pas de dopage. Lacets après lacets, si la route est longue, le chemin qui va droit au coeur peut être court, les larmes tirées, les rires décochés.

Considérant l'image, il ne s'embêtait pas, Dionysos!

Par G.L - Publié dans : Gestion globale de l'association
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Vendredi 22 septembre 2006

En avril dernier, nous jouions L'Hyponcondriaque ou le Malade Imaginaire. A titre personnel, je veux aujourd'hui réparer un petit oubli, citer Jean de La Fontaine. Contemporain de Molière, nous le plagions à travers le Notaire sauce corbeau, personnage habilement campé par Babette. L'héritage de Monsieur Jean est immense, consultez-le, c'est un délice. Aujourd'hui les psychologues, sociologues de tout poil  ne disent pas autre chose sur les travers des hommes. Surtout ceux qui gravitent près du "soleil".

Le chat et un vieux rat.

J'ai lu chez un conteur de Fables,
Qu'un second Rodilard, l'Alexandre des Chats,
L'Attila, le fléau des Rats,
Rendait ces derniers misérables :
J'ai lu, dis-je, en certain Auteur,
Que ce Chat exterminateur,
Vrai Cerbère, était craint une lieue à la ronde :
Il voulait de Souris dépeupler tout le monde.
Les planches qu'on suspend sur un léger appui,
La mort aux Rats, les Souricières,
N'étaient que jeux au prix de lui.
Comme il voit que dans leurs tanières
Les Souris étaient prisonnières,
Qu'elles n'osaient sortir, qu'il avait beau chercher,
Le galant fait le mort, et du haut d'un plancher
Se pend la tête en bas : la bête scélérate
A de certains cordons se tenait par la patte.
Le peuple des Souris croit que c'est châtiment,
Qu'il a fait un larcin de rôt ou de fromage,
Egratigné quelqu'un, causé quelque dommage,
Enfin qu'on a pendu le mauvais garnement.
Toutes, dis-je, unanimement
Se promettent de rire à son enterrement,
Mettent le nez à l'air, montrent un peu la tête,
Puis rentrent dans leurs nids à rats,
Puis ressortant font quatre pas,
Puis enfin se mettent en quête.
Mais voici bien une autre fête :
Le pendu ressuscite ; et sur ses pieds tombant,
Attrape les plus paresseuses.
"Nous en savons plus d'un, dit-il en les gobant :
C'est tour de vieille guerre ; et vos cavernes creuses
Ne vous sauveront pas, je vous en avertis :
Vous viendrez toutes au logis. "
Il prophétisait vrai : notre maître Mitis
Pour la seconde fois les trompe et les affine,
Blanchit sa robe et s'enfarine,
Et de la sorte déguisé,
Se niche et se blottit dans une huche ouverte.
Ce fut à lui bien avisé :
La gent trotte-menu s'en vient chercher sa perte.
Un Rat, sans plus, s'abstient d'aller flairer autour :
C'était un vieux routier, il savait plus d'un tour ;
Même il avait perdu sa queue à la bataille.
"Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille,
S'écria-t-il de loin au Général des Chats.
Je soupçonne dessous encor quelque machine.
Rien ne te sert d'être farine ;
Car, quand tu serais sac, je n'approcherais pas.
C'était bien dit à lui ; j'approuve sa prudence :
Il était expérimenté,
Et savait que la méfiance
Est mère de la sûreté.

                                  Jean de La Fontaine

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : www.nosplanches
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Jeudi 21 septembre 2006

Mon vétérinaire, plutôt le vétérinaire de mes animaux domestiques et médecin du coeur des drôles de bêtes que nous sommes, les humains, m'apprend que les pâturages fourmillent de....puces!

Le chaud et l'humide en concert! Et c'est bourré en ce moment, il faut retenir sa puce! Comme dit mon chien:"Si tu veux que j'aille pisser en face près des marronniers, tu peux toujours te gratter!" Alors, attérré par son arrogance canine et grommelant en sourdine, j'ouvre la fenêtre donnant sur le pré d'en face afin qu'il s'y installe. Insolent par dessus le marché, il me lance à la face: "Je ne suis pas là pour me faire engueuler, je suis là pour voir le défi laid"! Bien mon seigneur! J'ai bien compris qu'il ira de nouveau en face lorsque les puces vivront d'amour, qu'il n' y aura plus de frontières, que les soldats seront troubadours. sauf que nous, nous serons morts mon frère.

Depuis, mes deux chats partagent la même opinion. Puce on en fait, moins chat va.

Par G.L - Publié dans : La vie multiple
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Dimanche 17 septembre 2006

D'abord se vider la tête. Il faut venir au théâtre pour se vider la tête. Pour ceux qui jouent, c'est aussi important que chercher à remplir une salle si pas plus. Le nombre ne rien à l'affaire, en tout cas pas toujours. Nous autres spectateurs, il nous arrive de nous trouver dans des salles bien pleines et pourtant, nous n'avons pas été transporté par ce qui s'est passé sur scène. Certes ça se décante peut-être plus tard en nous. Ca nous offre une réflexion à retardement, un peu comme une bombe. Ca peut être immédiat comme du prêt à porter, un prêt à consommer sur place. Mais si rien ne bouge après, ça ne vaut peut-être pas le coup. Salle bien pleine, tête bien pleine? Ce qui pousse vers l'entrée du théâtre, ce n'est inscrit nulle part. Des comédiens osent sur scène. Qui sont ces olibrius qui se permettent bien des choses? Je suis un brin voyeur. Alors je pousse la porte et je constate peut-être une fois de plus l'étendue de toute la liberté dont je me prive, ou qui m'est interdite, ou un monde dont je ne soupçonnais pas l'existence auparavant. Mais tout de même, je fais l'amer constat qu'ici comme ailleurs, personne ne pousse son prochain à l'usage de la liberté. L'usage de la liberté, ça s'achète où? C'est inquiètant comme la pub n'en parle jamais, de la liberté. Personne ne peut vous la vendre, la liberté! Il faut se la faire soi-même ou finir consommateur de la Légion d'Honneur. On ne dit pas assez la liberté et ce qui se réduit imperceptiblement sous nos yeux, son espace. Mais peut-être est-ce moi qui me perd en illusions?

Par G.L - Publié dans : Gestion globale de l'association
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Jeudi 14 septembre 2006

Il est onze heures quatorze du matin ce quinze septembre 2006 et le ciel se couvre. De quoi? Peut-être d'une peau de chagrin, quelques gouttes à peine nées de l'imagination d'un été désarmant. Il n'y a pas de problème, si le Moyen-Orient ressemblait à l'avesnois, il y des lustres qu'Hezbollah et Tsahal se la jouerait en k-way et fiole de gibolin. Zeste d'automne ça rime avec sonotone! Plus précisemment entendez-vous dans la campagne mugir cette fée rosse soldate, l'arrière-saison? Elle vient jusque dans nos bras, se faire caliner de pommes douces amères. Surtout n'égorgeons personne! Non citoyens, pas les armes, pas de bataillons! Seulement regardez venir à vous tranquillement, le charme discret du labour choisi dans un matin blème.

Par G.L - Publié dans : Poèsie
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Vendredi 11 août 2006

 

 

Emile Verhaeren, tiens! (1855-1916). Poète symboliste, socialiste, il fut un chantre des paysages Flandres, du monde industriel et de la gloire du travail humain. Regard sur un témoin oublié.

Se regardant avec les yeux cassés de leurs fenêtres

Et se mirant dans l'eau de poix et de salpêtre
D'un canal droit, marquant sa barre à l'infini,
Face à face, le long des quais d'ombre et de nuit,
Par à travers les faubourgs lourds
Et la misère en pleurs de ces faubourgs,
Ronflent terriblement usines et fabriques.

               Extrait du recueill "Les usines"

Par G.L - Publié dans : Poèsie
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Mercredi 9 août 2006

Attention Mesdames et Messieurs, dans un instant ça va commencer.....Enfin bientôt, un peu de patience!

ou comme ça, c'est pas mal non plus. C'est plus félin surtout! Et qui fait l'un, fait l'autre. Etonnant non!

 

Eh oui messieurs, pas la peine de me regarder bêtement, je vous dis que L'ATELIER THEATRAL DE L'AUTHENTIQUE vous attend le SAMEDI 30 SEPTEMBRE à 20h30, Salle des Fêtes de SAINS DU NORD. Et bien chat c'est la meilleure!

"Des pièces dans l'Bocage" 15 séquences pour vous spectateurs! Allez, laissez-vous tenter!

Par G.L - Publié dans : www.nosplanches
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Vendredi 14 juillet 2006

 

....Longtemps, longtemps après que la rampe se soit éteinte, l'oeil des comédiens amateurs demeure, quand à lui, bien allumé!...

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : On parle de l'Atelier Théâtral...............
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Mercredi 12 juillet 2006

Les sacs sont bouclés, la brosse à dents et la crème solaire à leur place....Bon on y va! Ah!Ne pas oublier, quelques bons livres pour le farniente à l'ombre. Reprise de nos investigations scèniques le MARDI 5 SEPTEMBRE.

Amitiés à tous! L'antenne reste ouverte, vous pouvez nous contacter tout l'été.

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : Gestion globale de l'association
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Samedi 8 juillet 2006

En v'là une question qu'elle est bien! Pis pas chère, bien comme i faut! Allez soyons sérieux une minute: pour de nouveau garnir à souhait notre trombinoscope théâtral, prendre un appareil numérique ou "normal", choper les copines et les copains à leur avantage et ouvrir une  nouvelle page du blog associatif, avec vos mots, vos impressions! En somme, c'est se faire rédacteur les uns les autres, à l'envie!

Le blog est à tous les adhérents, en lien avec les valeurs de l'asso et notre envie de donner aux autres le meilleur de nous-mêmes sur scène.

Par Atelier Théâtral de l'Authentique - Publié dans : Gestion globale de l'association
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