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Gestion globale de l'association

Mardi 8 novembre 2005

FAUT VOIR!  (sous un autre angle)

Notre stratégie en répétition.
 

1° étape 2° étape 3° étape 4° étape 5° étape
Choix d'un texte Une première lecture,
de quoi ça parle?
Travail sur les intentions: on prend un fragment et on teste Selon le banc d'essai, je prends le risque de tenter autre chose Je nourris ce que j'ai choisi, je mets de la couleur....
Pourquoi celui-là?
(succintement)
Analyse à bâtons rompus Que vais-je faire du personnage?
Films, reportages...
Je me mets un minimum en danger (s'enfermer dans un rôle=piège) Je demande aux autres si c'est plausible
Avis d'Odile Tout le monde participe Mes idées, les idées des autres. "Délirer" Le groupe est là pour m'aider à oser si besoin Evaluation d'Odile...ça fonctionne ou comment ça fonctionne mieux.

Par G.L
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Mardi 6 décembre 2005
ANNIVERSAIRE D'ODILE: ou comment rendre hommage en créant.

Personne n’est comme toi, personne n’est aussi indéchiffrable, insaisissable, suspendue en l’ère et chrétiennement belle. Personne n’est aussi irrationnel, personne naît comme toi, les jambes en tailleur et le tête ailleurs. Comme toi s’asseoir par terre, fouiller, retourner une pluie de feuilles ou trier des pièces toutes détachées les unes des autres, personne ne sait. Tu as ce truc des créateurs. Tu vieilliras jamais. Tu tombes d’une averse qu’on ne voit pas, tu pousses au hasard des mots, au coin d’une histoire, tu t’incrustes entre les pierres chaudes de nos provences privées, tu mets de tendres pièges sous nos mots usés. Tu t’installes dans rien, tu n’as pas le temps de faner, tu secoues nos poussières, tu rétrécies l’ombre de notre espace afin qu’une lumière advienne. Tes fans, c’est nous et nous c’est Vogica.

Qui voudrait te rempoter n’a pas la tâche aisée. Ni racine, ni mot lierre, tu es une tragédie pour le liseron. Est-ce bien toi qui est là ? Est-ce que l’eau deale ? Nous suivons ton cours, nous voguons au fil de nos surprises, nous ramons.  Et toi, debout à la proue du navire, un œil sur la troupe l’autre sur les flots, tu fais éprouver à l’amateur ce que son âme à terre enterre et qu’il lui faut ressusciter afin qu’il soit un jour reçu, cité.

Tu as raison d’exister. Quel excité peut en faire autant ? Chacun fait son pari de traverser la scène, un pond des soupirs, mais nie le montant. Autre cas d’héros : les lassés de la scène, les folles hyper chères. Tu as raison, l’exilé ça s’excite comme un vendredi pas frais ! Il faut avoir honte de soi de temps à autre. C’est bon pour le sens. Tiens, amateur des mes deux, prend ça dans ton rôle de con ! Je vais te latter ta tronche de star’ac. Bruce Perez, Odile Lee, même combat ! Mortal la meuf !

On t’as vu jouer ! C’est un honte ! On a beaucoup souffert de te voir faire la poupée dans « Heidi aux sports d’hiver ». Un remake de la Mélodie du Bonheur. Justement ça se passe à Vienne, t’étais déguisée en Autruche. Comme Julie Andrews, t’as de la voix, c’est ça qu’est bien. Sur France 3, aux côtés d’Anne Gisèle Glass, t’avais mis ton pull à plusieurs couleurs. T’as bien fait, vaut mieux se couvrir, avec un nom pareil. Mika, il a cru que t’avais joué dix minutes ! T’as passé la journée là-bas ! Quelle cruche celui-là ! Allez pleure pas, on rigole ! Avoue quand même qu’on se marre bien. La Haute Antique c’est quand même bien. Monsieur Jean de Florette avait raison d’en planter. Il nous filé le virus du coup. C’est comme ça qu’un jour on a fondu un atelier…euh…fondé plutôt….une zone d’activité pour fondus. Abdulhah le théâtre ! L’ancienne gare de la rue des Près avec ses chiottes en dehors du wagon, son humidité pourrie firent notre bonheur. Toi, notre mécano tu montais dans la machine, tu bourrais nos gueules de charbon, de temps en temps on sifflait pour reprendre notre respiration ! Tut ! Tut ! Car il faut dire qu’en guise de trains, Monique où moi faisions plutôt figures de voitures de 3ième classe. Une jeune loco, en plus intermittente du panache de fumée, que rêver de mieux. Le théâtre ça fait voyager à travers les méninges, ça vous transporte de l’hémisphère droit à l’hémisphère gauche à l’insu de notre plein gré.

Faut que ça fume, faut que les partances se voient. C’est pour cela qu’on brûle beaucoup d’énergie à jouer. Qui n’a pas le feu facile ne se découvre pas d’un fil. Qui joue sans fil doit en découdre. Qui jouit des coudes n’est pas manchot. Qui mange chaud est bienheureux car le saint esprit est avec lui. Qui ceins l’esprit entoure les prix. Qui est pris n’en a rien à branler. Qui ne branle rien n’a rien au bout. Kibboutz à Gaza, mosquée à Ramallah. Qui rame Allah, abat déjà la mouquère !

Bref, les pépins sont légions sur scène. Nous on s’en fout, Odile connaît le saint patron du théâtre, un certain Stophane, Harry de son prénom, comique façon grecque qui vivait dans un monde à l’envers. La preuve il meut en 445 avant de naître en 336. A l’Authentique on appelle ça un effet. Même son patron est russe. Anton Niviène qui s’appelle, l’étroit chêne qu’on le surnomme. Un jour qu’il interprétait Vauban, un gueux l’apostrophe dans une voyette quercitaine : « Baron Seillère, donnez-nous du pain, sel vo pli ! » A ces mots, le dit Vauban sort de son ample manche un plan des travaux  dont il était l’ingénieur et lance au Sarrazin : « Tiens v’là du taf d’abord, maçonne-moi ces quelques énormes pierres et tu auras gagné ta croûte ».« Abdulhah l’saloplie ! » dit-il tout bas. « De quoi tu te plains, étranger buriné par un soleil corrompu, mon offre est un rempart contre ta misère ». Le Medef venait de naître. Décidément sous Louis XIV, c’était pas brillant.

Odile, ton ultime qualité : tu es indestructible. Comme un rempart, tiens justement ! Un rempart contre l’ennui, la fin, l’anéantissement. Un petit rempart en vérité, solide et rugueux, avec des passages pour nos évasions à venir, une moisson d’ouvertures pour relire nos conditions maigrichonnes, bousculées. Du haut des créneaux, tu arpentes en long et en large ton chemin de ronde, tu veilles au grain de la comédie, tu scrutes le jeu, tu guettes la surprise.

« Amuse-toi, prend du plaisir à jouer avec lui, prend du plaisir à jouer avec elle….lâche-toi…te juge pas.

ANNIVERSAIRE DE PHILIPPE.

Public chéri adoré mon amour, madame la Présidente , Jean-Paul si tu nous vois, amateurs d’un théâtre besogneux et raide comme une limande, mon client ici présent dans le box des accusés, ne mérite pas les foudres d’une justice amientée, dont la fin du défloquage est prévue lorsque les poules auront des dents. Ce procès est une parodie, mais je vais m’acquitter de plaider, si vous le voulez bien.

De quoi accuse-t-on ce jeune éphèbe, rasé de prés à la pierre ponce, tantôt les cheveux gris quand il se fait appeler Edouard, tantôt les cheveux noirs quand il s’habille en gris ? Je vais vous le dire. L’histoire de sa bonne fortune remonte au mois d’avril 1985, l’empire soviétique vivait ses dernières années, Mitterrand se prenait pour un pharaon quand à l’Egypte, elle, ça date, et enfin sous l’effet du printemps revenu, des fièvres orgasmiques de sa maman et du bon vouloir de la destinée humaine. Poil à l’abdomen.

Son premier geste théâtral significatif, après quelques heures à l’air libre d’un premier dodo salvateur, fut de faire des bulles avec sa bouche. On sentait déjà là le goût de l’animateur, le sens du parodique. Ces bulles dans lesquelles s’inscrivaient en lettre de lait maternel des a-reuh- a reuh, des sons stomacaux, des intentions qu’on lisait sur son pouponnesque visage, propositions de jeu aux limites du dégazage sans sa mère, carrefours entre le caca-boudin et les liquidités chêne-clair, de ces joyeusetés du trou de balle qui font vos traits se détendre.

 Les premiers rôles sont parfois des rôles merdiques.

Mais foin des couches empesées d’essais écologiques douteux, des petits pots Blédina, des premiers ramassages de gamelle dans celle du chien, mon client, dés qu’il sut tripoter un stylo abandonnant un temps son plume à réservoir boursier, mon client se mit à caresser les feuilles blanches prouvant par là qu’écrire, c’était déjà se mettre en scène.

 Alors me direz-vous, de quoi accuse-t-on la jeunesse ici présente ? De savoir se relire, c’est là la capacité insigne du comédien qui sait se remettre en jeu ? De lire ce qui est amusant ? C’est la volonté de la jeunesse du 21° siècle naissant. Elle veut chatouiller le répertoire du théâtre, faire des guili-guili à Molière et rire autrement de la bêtise des hommes. De se plaire dans cette troupe avesnoise dont on dit que l’authentique, c’est comme les œillets d’Hugolin, ça se cultive ? 

 Oui, je sais, monsieur l’avocat de la partie civile va user de basses manœuvres et vous dire que récemment, il s’est livré à quelques obscénités sur scène en mimant de significative façon les bienfaits du va et vient des couples libidineux, que derrière un comptoir il l’avait raide tant son âme est dépravée. Non, tout cela est crapoteux. Il s’agissait pour lui simplement d’exercer son droit de réponse à l’égard d’une partenaire, laquelle quelques instants avant dans un moment d’envoûtement céleste, suggéra au dit personnage une chorégraphie à la verticale.

Oui, Mesdames, Messieurs, mon client est dans la fleur de l’âge, mon client est en bouton, c’est pour ça qu’il nous a apporté des bonbons, parce que les fleurs sont périssables et que les bonbons sont tellement bons, bien que les fleurs soient plus présentables. Qu’est-ce que la fleur de l’âge ? C’est jamais qu’un parfum, je peux pas vous dire ce qu’il sent, mais il sait nous saisir et il y tient.

C’est pourquoi, la grande clémence et moi demandons au destin d’exercer son indulgence, de pardonner à ce jeune con ses vingt ans, de libérer Florence et Hussein, de nous octroyer les subventions dues à nos talents réciproques pour que d’autres Philippe, Adèle, Marie, Joséphine, rabotent les planches de notre art vivant, le théâtre. Je sais, mesdames et messieurs les jurés, que vous saurez distinguer le Champoni du Vouvray.

Par G.L
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Jeudi 8 décembre 2005

Et un point à l'endroit, et un point à l'envers............un point en plein hiver, des habits neufs au printemps!

Françoise, investie de la fonction de costumière en plus du rôle de Béline dans L'Hypocondriaque, nous mitonne des habits de lumière. Désormais elle répète le mètre autour du cou et la pelote d'épingles dans la bouche. Un rôle qui ne manque pas de piquant!

Par G.L
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Samedi 10 décembre 2005

ANNIVERSAIRE DE MARIE-PIERRE

Le rideau tremble et s'ouvre

Le rideau rouge de Bécaud.

Elle est là devant nous

Toute simple, vivante,

Elle pourrait chanter, faire rire

En Tata Yoyo, en Madame Sans Gêne....

Eh bien non, c'est sans gêne et sans yoyo

Qu'elle nous délivre ses messages,

Ceux de nos vies quotidiennes

Drôles, ridicules, vraisemblables.

Elle ressemble à un titi

Elle piaffe, vocifère, interpelle.

C'est le visage de nos soeurs de bonheur et de misère

Coeur vaillant, petit tambour de la force humaine.

Le spectacle finit, c'est une camarade

Une militante de la joie de vivre.

Sans ce piment, notre aventure ne serait plus la même.

C'est pour cela qu'on t'aime Marie-Pierre

Butineuse de textes, ouvrière cousant la comédie.

Par G.L
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Dimanche 11 décembre 2005

 

Un point de l'histoire des lettres et du théâtre...

MOLIERE ET LA FONTAINE

sont réunis pour l'éternité au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Etonnant non!

Dans Le Malade imagainaire MOLIERE  prit le rôle d’une hypocondriaque mais, grande ironie, lors de la quatrième représentation il fut atteint par quelque crise de santé.  On le ramena chez lui mais il mourut quelques heures plus tard.

JEAN de La FONTAINE meurt le 13 avril 1695, il est inhumé au cimetière des Saints-Innocents. Les restes de Jean de La Fontaine ont été exhumés le 6 juillet 1792, ils reposent au cimetière du Père Lachaise.

Où repose réellement Molière ?
-  Le 21 février 1673 Molière est inhumé au cimetière Saint Joseph, sous la croix
-  22 ans plus tard
Jean de la Fontaine aurait été inhumé au même endroit.
-  En 1732 il apparaît dans les textes que Molière n’aurait pas été enterré sous la croix, mais dans un endroit plus éloigné attenant à la maison du chapelain.
-  Le 6 juillet 1792, suite à la fermeture du cimetière on exhume des ossements situés près de la maison du chapelain en pensant que ce sont les restes de Molière.
-  Le 21 novembre 1792 on recherche les restes de La Fontaine au pied de la croix.
-  Les ossements de Molière et de La Fontaine furent recueillis dans deux bières en sapin déposées dans la crypte de la chapelle du cimetière.
-  Ces deux bières furent abandonnées pendant 7 ans.
-  En 1800 la chapelle est démolie, et les autorités donnent les deux bières à Alexandre Lenoir qui les remplace par deux sarcophages qu’il place dans son musée des monuments français où ils restèrent jusqu’à la suppression du musée.
-  Le 6 mars 1817 les sarcophages furent conduits à l’église Saint Germain des Prés où on célébra une messe pour Molière et La Fontaine et de là au cimetière du Père Lachaise où ils sont encore
.
 
MAIS DES NOMBREUX DOUTENT PERSISTENT....
 
Par G.L
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Lundi 12 décembre 2005

NOTRE IDEAL, atteindre une grâce à l'image de Marie.

 

Si notres barque est bien chargée pour 2006-L'Hypocondriaque-farce intemporelle et néanmoins chargée d'un actuel, ainsi que tout un assortiment de pièces courtes savoureuses à consommer sur place, 2007 promet aussi pour la bonne santé de l'Atelier.

Afin qu'une troupe de théâtre amateur vive sainement, afin qu'elle ne tourne pas en rond sur elle-même à ressasser du déjà vu, du déjà visité, il faut entre autre stratégie, qu'elle s'investisse à moyen terme au-delà d'une année au moins. Cà fait travailler les collègues, ça fait se donner un maximum pour un "plus loin que soi". Idées différentes ou innovatrices, le mixeur doit fonctionner. Bonnes graines, bons jardins, bonnes soupes!

2007 certes sera l'année du big bazar présidentiel, MAIS AVANT TOUT UNE ANNEE DE THEATRE, n'en déplaise aux médias, aux commentateurs politiques de tout poil. L'Atelier envisage:

  • FETE DU THEÂTRE EN AMATEUR (Ligue de l'Enseignement). Le principe: avec le concours stratégique et financier de la Ligue (en autres), on sollicite plusieurs troupes amateurs (département, région). On  trouve dans Avesnes le meilleur cadre environnemental qui soit pour faire vivre le théâtre (on a notre petite idée). On rabote nos planches et de nos passions partagées naîssent les premiers pas d'un évènement local à devenir incontournable!

  • Pièce(s) longue(s) à créer. Deux pistes: l'adaptation pour le théâtre du Film "GARDE A VUE" de Claude Miller ainsi que l'adaptation d'une nouvelle de STEFAN ZWEIG, "LETTRE D'UNE INCONNUE" crée pour France 3 par le scénariste Jean Claude Carrière.

  • Un spectacle de monologues (thématique ou pas)

Cà sera peut-être cela, ça sera peut être autre chose, en tout cas ce sera du bonheur, du travail et

du théâtre vivant!

Par G.L
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Mercredi 14 décembre 2005

L'été de l'Atelier, l'été de tous les ateliers.............

 

EH NON! C'est pas une image du film BANZAÏ avec Coluche! C'est mieux que ça!

C'est une embarcation de tourisme sur le Lac Léman à quelques encablures d'AMPHION-PUBLIER en HAUTE-SAVOIE OU LE 74. Si les dieux du théâtre amateur sont avec nous, c'est dans ce cadre estival coloré, montagnard et de tartiflette aromatisée, que nous devrions donner le meilleur de nous-mêmes les 8-9 JUILLET 2006. Que dis-je le nectar de nos intentions à travers nos Pièces Courtes Humoristiques et L'Hypocondriaque. Le dossier est en cours de montage entre l'association et la Municipalité d'Amphion-Publier.

Avesnes en haut de sa voix, le Léman n'a qu'à s'allonger dans l'Helpe! Humour.

 

 IMAGINEZ: L'ATELIER embarquant pour aller jouer au beau milieu du lac. Cà en jette, non?

Même l'ancre jaune n'en revient pas!

 

 

 

 

Par G.L
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Mercredi 21 décembre 2005

On peut ne jamais se poser la question du "pourquoi le théâtre?" On peut vivre sans cela, rien n'est moins obligatoire que cette question sacrilège aux yeux de certains . Et pourtant, on peut aussi en avoir besoin ne serait-ce que pour sa propre raison de vivre. Rien n'est moins essentielle qu'une raison de vivre. Si l'oxygène venait à manquer autour de nous, à quoi tiendrait le sens de nos vies?

Peut-être à l'air frais qui vient de la scène, aux odeurs venues du jardin, aux pas dans la cour, aux sirènes du lointain, aux lumières de la façade. Peut-être à ce lieu fascinant et de fascination où tendent à l'éternité, nos revisitations existencielles. Le comédien traité d'intermittent est un chercheur. Certes il ne rapporte rien aux laboratoires politiques, mais il apporte de manière remarquable, quantifiable  à la femme, à l'homme de la rue, un gain de dignité et de salut qui n'a pas de prix.

 

 

 

 

 

IMAGE DE LA JEUNESSE,  DE LA RECHERCHE.

 

 

 

 

 

 

 

Le comédien peut être personne et tout le monde à la fois. Ses vies innombrables, il les porte en lui comme la mère porte son enfant. Il a de commun avec le romancier, cette faculté de voyager à travers les destins à sa guise pour nous ramener les épices de notre liberté. Sans lui, nous ne pourrions pas nous voir tels qu'en nous-mêmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 IMMORTALITE

DU VOYAGE INTERIEUR. 

Par G.L
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Samedi 24 décembre 2005

 

La scène prend sa source dans les yeux, dans le regard. Il était donc écrit quelque part en nous, dans l'univers, que nous devions contempler le théâtre, puis par envie ou défi en faire, du théâtre. Certes ce qui est donné à voir de la société s'avère de moins en moins enthousiasmant.

Mais c'est là le miracle! De décider, de se bouster à faire, de construire le théâtre d'aujourd'hui ou à venir, autorise à corriger la vue que l'on a du monde, à en faire un inventaire, presqu'un diagnostique.

Cette force-là, il ne faut pas nous la laisser voler. Il ne faut pas écouter les chants de la facilité!

 

 

 

 

Question; "Pourquoi souvent des images de femmes comédiennes dans les illustrations de votre blog", me dit-on quelque part?

 Réponse: "Parce qu'elles donnent plus l'impression de chercher que les hommes!"

Par G.L
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Mercredi 28 décembre 2005

 

Le Canada est une terre de promesses, le théâtre comme beaucoup d'autres activités humaines n'y échappent pas. Livrées ce jour, ces réflexions d'une pertinence redoutable croisées sur la route nord-américaine de la toile et que pourrions-nous pouvons-faire nôtres.

Les comédiennes et les comédiens doivent apprendre des rôles, entrer progressivement dans la peau de personnages, répéter des textes et les interpréter avec sensibilité, intelligence et plaisir. Elles et ils doivent de plus se tenir au courant de l'évolution du théâtre et des autres formes d'art sur les plans local, national et international, approfondir leur culture personnelle et rester ouverts à divers courants artistiques et d'idées. Il leur faut également pouvoir satisfaire aux exigences physiques et techniques des œuvres jouées. Pour ce faire, ces spécialistes doivent conserver une bonne forme physique, notamment en faisant régulièrement de l'exercice et en s'adonnant chaque jour à des séances d'échauffement. Les comédiennes et les comédiens doivent aussi veiller à conserver et à enrichir, de façon assidue, leur maîtrise des techniques de jeu. De plus, l'interprétation théâtrale nécessitant une solide capacité à gérer son stress, elles et ils doivent protéger leur santé mentale en acquérant, notamment, une certaine autonomie et en ayant une saine hygiène de vie.

Isabelle Huppert

"Jouer, pour moi, c’est soustraire, ce n’est pas ajouter. Il y a du vide qui se remplit par les gestes et les mots, et c’est du plaisir. Je ne pense à rien. Il y a une absence à moi-même, une coupure d’avec le monde"

 

 

L'interprétation théâtrale implique toujours une part de créativité, de curiosité et de passion. Les comédiennes et les comédiens sont régulièrement appelés à participer à la création d'œuvres théâtrales et à exprimer, de façon sensible et originale, des émotions simples ou complexes, tout en faisant preuve d'ouverture d'esprit et d'imagination. Ces personnes doivent être capables de travailler en groupe et de collaborer avec tous leurs partenaires de la scène. Elles doivent en outre accepter de se faire diriger par une metteure ou un metteur en scène et ses assistantes ou assistants. Il est nécessaire, dans cette profession, de respecter ses engagements et de posséder un grand sens de l'éthique. La capacité de réfléchir, le courage, l'audace, l'indépendance d'esprit, le respect et l'initiative sont autant de qualités appréciées chez les comédiennes et les comédiens.

Les animateurs de l'Atelier Théâtral de l'Authentique Odile Perez se reconnaissent dans les objectifs suivants:

Favoriser l'évolution de la personne et l'approfondissement des savoirs professionnels, notamment par une meilleure autonomie, la connaissance de soi et le renforcement du goût d'apprendre, de se dépasser et de s'ouvrir aux différentes tendances de l'art en général et du théâtre en particulier.

Favoriser l'acquisition d'une culture générale, artistique et esthétique permettant d'assumer son rôle et sa fonction d'artiste dans la société.

Favoriser l'adoption de méthodes d'étude, d'analyse et de recherche rigoureuses et indispensables à l'interprétation théâtrale.

Renforcer la capacité d'établir des liens entre les apprentissages et d'intégrer ces derniers.

 Rien de plus futile, de plus faux, de plus vain, rien de plus nécessaire que le théâtre. » - Louis Jouvet

Par G.L
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